[AAC] Colloque « Savoirs et conflits (XVIe-XIXe siècle) »

Depuis plusieurs décennies, sous l’impulsion de diverses traditions historiographiques, une histoire sociale et culturelle a permis de réinscrire les logiques savantes dans leur cadre sociopolitique et historique. Ces différents courants ont pris en charge à nouveau frais la question du rapport entre production de savoirs et conflictualité, selon plusieurs directions que ce colloque entend questionner et prolonger. Centré sur l’Europe et ses prolongements impériaux du XVIe siècle au XIXe siècle, ce colloque s’articule autour de trois axes principaux : l’analyse des conflits de savoirs dans le cadre des dynamiques antagonistes qui les encadrent, l’investigation sur la production de savoirs en temps de conflits, et une réflexion autour des savoirs produits sur les conflits.

Lire la suite de l’appel sur Calenda

Modalités de soumission
Les propositions en français ou en anglais, d’une longueur maximale de 300 mots et
accompagnées d’un bref curriculum vitae, devront être envoyées à
savoirsconflits2021@gmail.com avant le 30 avril 2021.

Calendrier
Ouverture de l’appel à communication : 16 février 2021
Date limite de réception des propositions : 30 avril 2021

Organisateurs
Oury Goldman (TEMOS)
Geoffrey Phelippot (EHESS-CAK)
Aurélien Ruellet (TEMOS)

Colloque Communautés déchirées ?

Colloque organisé par les UMR TEMOS et LAMOP avec le soutien de l’Université d’Angers

Du milieu du XIe siècle au milieu du XIIe siècle, la « réforme grégorienne » eut de très nombreuses répercussions sociales, culturelles et politiques, à tel point que l’on considère désormais cette période comme un point de rupture entre deux Moyen Âge. Cette rupture est néanmoins appréhendée différemment par les différentes historiographies nationales et l’objectif de cette rencontre est justement d’interroger la violence de ce conflit en s’intéressant à ses conséquences concrètes sur les communautés de l’Occident médiéval. Qu’il s’agisse des communautés ecclésiastiques (curiales, monastiques, canoniales), laïques (urbaines, rurales, guildes) ou encore intellectuelles (textuelles, scripturaires), ce colloque international sera l’occasion de se demander comment celles-ci ont pu être divisées, renforcées ou recomposées par le conflit grégorien.

 

Inscription: Tristan Martine

La fabrique du Mexique: conflits, altérités, communautés

Colloque organisé par les UMR FRAMESPA (Université Toulouse-Jean Jaurès) et TEMOS.

Conscients de la fonction civique attachée à leur discipline et soucieux d’intervenir de manière critique dans l’espace public, historiennes et historiens prennent régulièrement part aux commémorations des événements les plus emblématiques des constructions nationales. Loin d’obéir aux multiples et contradictoires injonctions politiques, les praticiens des sciences sociales utilisent sciemment ces moments singuliers pour défendre une interprétation scientifique de l’histoire. Le passé n’étant la propriété éminente d’aucune nation ni d’aucun groupe social, il est également d’usage que les chercheurs dialoguent, par-delà les frontières, afin d’en expliciter les enjeux.

2021 ne saurait déroger à la règle. Les cinq cents ans de la chute de l’Empire aztèque viendront cohabiter, dans l’esprit des contemporains, avec le bicentenaire de la « consommation » de l’Indépendance mexicaine, à la suite d’un processus conflictuel amorcé en 1810 et clôt en 1821. Autorités politiques et « porteurs de mémoire » invoqueront, au même moment, deux événements centraux pour la construction nationale et la fabrique du Mexique : le début sanglant de la domination espagnole et la fin sans gloire de cette dernière. Toute histoire étant contemporaine, conquête, colonisation et indépendance continuent d’agir comme des champs de bataille discursifs. Depuis le début du XIXe siècle, l’interprétation de ce passé obsédant a en effet façonné les différentes cultures politiques du pays : l’hostilité des libéraux aux « gachupines » s’est en partie transmise aux gauches mexicaines des XXe et XXIe siècles, alors que l’hispanophilie demeure un indéniable marqueur conservateur. Comme lors des festivités du centenaire de « l’indépendance consommée » en 1921, l’année 2021 sera probablement l’occasion d’un retour réflexif sur la vie d’une « jeune » nation, née des cendres d’un processus d’indépendance extrêmement conflictuel et qui peut être encore largement appréhendée comme une société « postcoloniale », en écho à la critique anthropologique des années 1970. Les usages publics du passé par un gouvernement promouvant une « quatrième transformation » du pays et cherchant à favoriser un tournant à gauche, à rebours d’un mouvement continental vers la droite, viendront s’affronter aux interprétations conservatrices de l’établissement de l’empire espagnol et du retrait de l’ancienne puissance impériale. Enfin, il est fort probable que l’indicible crise humanitaire que connaît le Mexique depuis le milieu des années 2000 jette une lumière crue sur cette exploration des siècles passés et sur la commémoration de ces deux dates charnières.

Les mémoires antagoniques de 1521 et 1821 ne sauraient toutefois cacher les multiples renouveaux historiographiques concernant à la fois la conquête, la période coloniale, les processus d’indépendance ainsi que la construction de l’État-nation mexicain à l’époque contemporaine. Si ces nouveaux apports sont le fruit d’une communauté historienne particulièrement organisée et active au Mexique, ils résultent aussi largement de la vigueur des Mexican Studies aux États-Unis et à l’étranger. Le colloque international « 2021-1821-1521. La fabrique du Mexique : conflits, altérités, communautés » répond ainsi à une double ambition : offrir un espace scientifique pour tous les mexicanistes francophones, en relation étroite avec les chercheurs mexicains et étrangers ; penser l’objet Mexique dans le temps long en faisant dialoguer toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.

Télécharger le programme du colloque

Pour s’inscrire au colloque :
https://w3.colloquescprs.univ-tlse2.fr/spip.php?rubrique135

AAC | Le lait et le fromage dans la protohistoire, l’antiquité et au Moyen Âge

Connaissez-vous Tyro, souveraine d’une île-fromage au centre de laquelle s’élève un temple bâti en l’honneur de Galatée ? Tyro est en quelque sorte reine du lait et du fromage, tirée de l’imagination féconde de Lucien de Samosate. Cet auteur grec du IIe s. ap. J.-C. crée un monde fantasque qui est l’inverse du nôtre, un royaume où les travaux agricoles n’ont pas lieu d’être car il suffit de manger le sol fait de fromage, où l’élevage est inutile car c’est la vigne qui donne du lait. La frontière entre le végétal et l’animal est abolie ainsi que celle entre barbarie et civilisation; n’existe plus que la pureté du lait et une existence simple sur une terre fromagère métaphore d’abondance.

Le lait (et ses dérivés) est un aliment privilégié, à la fois fonctionnel et symbolique. Fonctionnel pour sa simplicité de fabrication et ses qualités nutritives (on parle d’alicament ou de «functional food») ; symbolique par son origine animale et rustique, sa couleur blanche, sa capacité à changer de nature (évoluer du liquide au solide), les récits d’allaitements divins, son intégration dans nombre d’actes rituels. Et enfin, on oublie trop souvent que le lait (et ses dérivés) n’est pas qu’un aliment, étant amplement employé dans les recettes médicinales et magico-thérapeutiques ainsi qu’en cosmétique. Comme nous le constatons, Tyro est une reine aux multiples visages…

Le colloque, qui se déroulera à l’espace Mendès France de Poitiers le 14 octobre 2021, fera honneur à Tyro, portant sur les produits laitiers en Europe et Méditerranée de l’âge du Bronze jusqu’au Haut Moyen Age et organisé autour de 4 thématiques :
1. Méthodologie (sources archéologiques, iconographiques et textuelles ; données analytiques).
2. Production et échanges (modes de fabrication, de conservation, de transport ; dimension économique).
3. Usages (alimentaires, cosmétiques, thérapeutiques, magiques, funéraires et religieux).
4. Synthèses historiques (état des connaissances concernant une période ou une culture protohistorique et historique).

Le colloque est organisé dans le cadre du programme de recherche interdisciplinaire LAIT’AGES : Archéologie des produits laitiers en Bretagne protohistorique et gallo-romaine porté par Dominique Frère (TEMOS UMR CNRS 9016 – Université de Bretagne Sud). Cette manifestation scientifique est soutenue par le laboratoire HeRMA (EA 3811) de l’Université de Poitiers ; le laboratoire Temos (UMR 9016) de l’Université Bretagne Sud, la MSHS de Poitiers (USR 3565) et la MSH Bretagne (USR 3549).

logos des soutiens du colloque Lait'Ages

Les propositions de communication (1500 signes) et une courte notice bio/biblio (500 signes) sont à adresser avant le 30 mars 2021 à Lydie Bodiou (lydie.bodiou[at]univ-poitiers.fr) et à Dominique Frère (dominique.frere[at]univ-ubs.fr).
Les frais de restauration du déjeuner commun et de déplacements seront pris en charge par les organisateurs (hors avion et nuitées).
Une publication collective des actes du colloque est prévue.

Regards croisés sur les colonies de vacances

Ce colloque co-organisé par EnJeu[x], l’UFR ESTHUA Tourisme et Culture, le Laboratoire TEMOS et Angers Tourisme Lab le 4 novembre 2020, à distance en raison de la crise sanitaire, a rencontré un vif succès. Les nombreux auditeurs ont pu se nourrir d’une interdisciplinarité réussie entre les intervenants et de la richesse des échanges entre chercheurs et acteurs de terrain.

En attendant la publication à venir, l’argumentaire du colloque et le programme peuvent être téléchargés sur cette page.

Empires connectés. Les missionnaires comme agents impériaux (XVIe-XIXe siècles)

Le but de ce colloque est de proposer une nouvelle analyse des liens entre empire et missions. Il s’agit de descendre au niveau des pratiques locales des missionnaires en tant qu’agents impériaux, afin d’une part de restituer la complexité des rôles qu’ils jouent sur le terrain ; d’autre part, de s’éloigner de l’image monolithique des empires, souvent envisagés comme de grandes constructions abstraites. Loin de se préoccuper uniquement des questions de conversion et de pastorale, les missionnaires établissent de nombreuses connexions commerciales, politiques et diplomatiques entre les empires, tout en interrogeant le paradigme impérial à l’aune des autres modèles politiques auxquels ils sont confrontés. Ce faisant, le cas des missionnaires permet de sortir d’une perspective eurocentrée et de proposer une vision plus dynamique des empires dont ils sont des acteurs-clé.

 

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Appel à communications: 2021-1821-1521. La fabrique du Mexique: conflits, altérités, communautés

Conscients de la fonction civique attachée à leur discipline et soucieux d’intervenir de manière critique dans l’espace public, historiennes et historiens prennent régulièrement part aux commémorations des événements les plus emblématiques des constructions nationales. Loin d’obéir aux multiples et contradictoires injonctions politiques, les praticiens des sciences sociales utilisent sciemment ces moments singuliers pour défendre une interprétation scientifique de l’histoire. Le passé n’étant la propriété éminente d’aucune nation ni d’aucun groupe social, il est également d’usage que les chercheurs dialoguent, par-delà les frontières, afin d’en expliciter les enjeux.

2021 ne saurait déroger à la règle. Les cinq cents ans de la chute de l’Empire aztèque viendront cohabiter, dans l’esprit des contemporains, avec le bicentenaire de la « consommation » de l’Indépendance mexicaine, à la suite d’un processus conflictuel amorcé en 1810 et clôt en 1821. Comme lors des festivités du centenaire de « l’indépendance consommée » en 1921, l’année 2021 sera probablement l’occasion d’un retour réflexif sur la vie d’une « jeune » nation, née des cendres d’un processus d’indépendance extrêmement conflictuel et qui peut être encore largement appréhendée comme une société « postcoloniale », en écho à la critique anthropologique des années 1970. Les usages publics du passé par un gouvernement promouvant une « quatrième transformation » du pays et cherchant à favoriser un tournant à gauche, à rebours d’un mouvement continental vers la droite, viendront s’affronter aux interprétations conservatrices de l’établissement de l’empire espagnol et du retrait de l’ancienne puissance impériale. Enfin, il est fort probable que l’indicible crise humanitaire que connaît le Mexique depuis le milieu des années 2000 jette une lumière crue sur cette exploration des siècles passés et sur la commémoration de ces deux dates charnières.
Mexique: P. Villa et son état-major

Les mémoires antagoniques de 1521 et 1821 ne sauraient toutefois cacher les multiples renouveaux historiographiques concernant à la fois la conquête, la période coloniale, les processus d’indépendance ainsi que la construction de l’État-nation mexicain à l’époque contemporaine. Si ces nouveaux apports sont le fruit d’une communauté historienne particulièrement organisée et active au Mexique, ils résultent aussi largement de la vigueur des Mexican Studies aux États-Unis et à l’étranger. Dans cette configuration, la recherche en langue française joue un rôle crucial qu’il est désormais impérieux de structurer de manière formelle et pérenne. Le colloque international « 2021-1821-1521. La fabrique du Mexique : conflits, altérités, communautés » répond ainsi à une double ambition : offrir un espace scientifique pour tous les mexicanistes francophones, en relation étroite avec les chercheurs mexicains et étrangers ; penser l’objet « Mexique » dans le temps long en faisant dialoguer toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer à fabmex2021@gmail.com avant le 25 septembre 2020.

Les propositions doivent inclure :

–        les nom, prénom, adresse électronique, statut, discipline et affiliation du chercheur ou de la chercheuse ;
–        le titre de la communication ;
–        un résumé d’une page de la proposition, spécifiant le contenu de la communication et identifiant précisément la question de recherche, la méthode employée et les données mobilisées.

Les langues de travail du colloque seront le français, l’espagnol et l’anglais.

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Colloque organisé par le laboratoire FRAMESPA (UMR 5136, Université de Toulouse – Jean Jaurès et CNRS) en association avec TEMOS.

Colloque international De la jeunesse en Amérique

Politisations juvéniles

Le colloque international « De la jeunesse en Amérique. Politisations générationnelles, mobilisations sociales et constructions raciales (XXe – XXIe siècles) » a pour ambition de réunir une équipe de chercheur.e.s travaillant au croisement de trois problématiques qui n’ont pas été, à ce jour, pleinement confrontées. Il vise à réunir trois champs de recherche – l’étude des formes de politisation, l’analyse des mobilisations sociales et celle des processus de racialisation/ethnicisation – dont l’articulation reste encore trop incomplète pour devenir réellement féconde. Ce colloque propose, en conséquence, d’articuler ce triptyque à partir d’un objet spécifique, la catégorie « jeunesse », dans un espace précis, les Amériques, lesquelles ont été et demeurent en prise avec des problématiques comparables en la matière.
Le périmètre de ce colloque est celui d’un espace spécifique, relié et cohérent, certes marqué par les tensions et les rivalités mais aussi par les échanges, les emprunts, les migrations et les circulations [Compagnon, 2009]. Loin d’une vision réduite au seul américanisme, l’ambition de cette réunion est également d’insérer ces Amériques dans un espace plus vaste, dont les contours, variables selon les périodes et les acteurs, ont pu être occidentaux, voire planétaires, suivant les propositions de « l’histoire connectée » [Douki et Minard, 2007 ; Bertrand, 2010].

Un champ de recherche inédit

Ce colloque est l’une des réalisations du projet « Politisations juvéniles aux Amériques (XXe – XXIe siècles) : mobilisations sociales et constructions raciales » porté par Romain Robinet (TEMOS) et financé par la Commission recherche de l’Université d’Angers.
L’originalité du projet réside dans plusieurs aspects. Elle tient, en premier lieu, aux problématiques scientifiques maniées. Si l’étude de la politisation des jeunes est désormais un champ dont les jalons ont été posés, elle demeure un terrain de recherches extrêmement fécond. Et si le croisement entre politisation et mobilisation semble déjà consacré, les liens entre politisation, mobilisation et racialisation apparaissent extrêmement novateurs. Ils devront permettre d’éclairer de nouvelles recherches tout en alimentant le lexique des sciences sociales. La seconde originalité du projet est de systématiser ces questionnements à partir d’une aire culturelle spécifique, les Amériques, lesquelles apparaissent comme un laboratoire pour penser ces phénomènes.

Organisation :
Andrea Cabezas Vargas (3LAM), Yohann Le Moigne (3LAM), David Niget (TEMOS), Romain Robinet (TEMOS)

Politisations juvéniles: manifestation en Amérique centrale
Photo Hector Gallardo

Programme

Jeudi 12 mars

9h45. Introduction
10h. Conférence inaugurale : écrire la jeunesse
Ludivine Bantigny (Université de Rouen/GRHIS-CHSP)
La jeunesse est plus « qu’un mot ». Générations, mobilisations, politisations : enjeux théoriques et historiques

10h30. Les « années 1968 », années juvéniles
Coordination : Romain Robinet (Université d’Angers/TEMOS)

Edenz Maurice (Mondes américains/CERMA)
L’Union des étudiants guyanais, un acteur méconnu des « années 1968 »

Jean Baptiste Thomas (École polytechnique/CRLA-Archivos ITEM)
Perón et la « jeunesse merveilleuse ». Contestation de l’ordre social et politique en usine dans l’Argentine des années 1970

Romain Robinet (Université d’Angers/TEMOS)
L’encre et le sang : le moment 1968 dans l’histoire du Mexique


14h30. La jeunesse, actrice des processus de racialisation
Coordination : Yohann Le Moigne (Université d’Angers/3LAM)

Audrey Célestine (Université de Lille/CERAPS)
La Négritude en actes. Militantisme culturel et politisation en Martinique après la départementalisation

Céline Planchou (Université Paris 13/Pléiade)
La jeunesse autochtone et le mouvement #NoDAPL : un discours anti-colonialiste?

David Diallo (Université de Bordeaux/CLIMAS)
La musique rap : de pratique juvénile différenciée à bannière identitaire


Vendredi 13 mars

10h. L’engagement des jeunes latino-américains par la voie du cinéma
Coordination : Andrea Cabezas Vargas (Université d’Angers/3LAM)

Clément Puget (Université de Bordeaux/CLARE)
Mauvais souvenirs, soyez les bienvenus…Patricio Guzman, une jeunesse chilienne

Olga Lobo Carballo (Université Grenoble Alpes/ILCEA4)
Juventudes de ayer y de hoy. Cine documental y acción política en Chile

Mario Ranaletti (Université d’Angers/3LAM)
Los jóvenes « setentistas » en Argentina (1969-1976): entre la revolución y el desafío a la autoridad. Propuestas para un debate


14h. Genre, jeunesse et politique : regards québécois
Coordination : David Niget (Université d’Angers/TEMOS)

Louise Bienvenue (Université de Sherbrooke/CHRS)
Former des hommes qui n’ont pas peur de leurs émotions. La psychoéducation et la promotion de nouvelles normes de masculinité dans le Québec des années 1950-1990

David Niget (Université d’Angers/TEMOS)
Une politisation des corps féminins ? Déviance juvénile et sexualité devant la Cour du Bien-Être social de Montréal (1945-1970)

Daniel Poitras (Université de Toronto/IHAEF)
Les laissés pour compte du militantisme de la jeunesse au Québec : les femmes, les étudiants étrangers et les jeunes des classes populaires (1955-1968)

16h. Débats et perspectives
Romain Robinet, Yohann Le Moigne, Andrea Cabezas Vargas, David Niget

 

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Colloque Les Mondes de la rose: regards croisés

RosesMonde, un programme de recherche interdisciplinaire

Objets vivants de culture et de nature, les plantes ornementales sont entrées dans le domaine du patrimoine dans les années 1970-80. Redonnant valeur à des variétés tombées en désuétude, cette patrimonialisation se nourrit d’une critique esthétique de l’offre horticole et d’une critique de la marchandisation. L’originalité de la création dans ce secteur est son caractère hybride, à la fois création à vocation esthétique et obtention fondée sur des savoirs génétiques. RosesMonde s’intéresse à cette hybridité créative et à son intrication avec les logiques de patrimonialisation et de marchandisation du capitalisme esthétique, à travers un produit : la rose, au carrefour des industries culturelles et de l’agro-business. Comment la création variétale rosicole enregistre-t-elle la tension entre marchandisation et patrimonialisation, au cœur des dynamiques sociales et politiques actuelles ?
Pour répondre à cette question, un consortium associant des chercheurs en SHS (géographes, historiens, économistes et sociologues) à des généticiens ont mis en œuvre une approche comportant trois entrées : par les variétés, par les acteurs, par les lieux, avant de déboucher sur des études de cas à valeur heuristique et synthétique.

Ce projet de recherche est porté par le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), en partenariat avec le laboratoire TEMOS,  l’Institut de recherche en Horticulture et Semences (IRHS), l’INRA Angers-Nantes, le  Groupe de Recherche ANgevin en Économie et Management (GRANEM) et le laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS).

Affiche colloque RosesMonde

Le colloque des 9 et 10 mars 2020, l’occasion d’exposer la démarche et les résultats

Trois communications permettront d’approfondir la dimension historique de la recherche:

Roses-Rosiers : Une évolution des usages au cours du XXe siècle ?
C. Oghina-Pavie, Université d’Angers – TEMOS et C. Widehem, Agrocampus Ouest-Angers – SMART-Lereco

Propriété artistique ou industrielle ? Débats sur la protection de l’obtention (fin XIXe– début XXe siècles)
C. Oghina-Pavie, Université d’Angers – TEMOS

Le concours de roses de Bagatelle et les autres compétitions internationales, N. Ferrand Université d’Angers – TEMOS et A. Hess CNRS – TEMOS

Le programme complet est à consulter sur le site de la SNHF.