1871-2021 Commémorations de la bataille du Mans

Qui se souvient de la guerre de 1870-1871 ? la première des trois guerres franco-allemandes qui ouvre une séquence de tensions entre les deux voisins et en Europe pour 75 ans.
Qui connaît la bataille du Mans qui fit rage entre le 9 et le 12 janvier 1871 ? Elle constitua un traumatisme pour deux générations de Manceaux et de Sarthois.

Au-delà d’une date d’histoire locale,  1870-1871 constitue une césure majeure dans l’histoire de la France et de l’Europe :
– La république s’installe difficilement mais commence son enracinement en France
– Le nationalisme produit l’un de ses premiers conflits majeurs divisant les États européens

Après 75 ans de paix entre la France et l’Allemagne, les commémorations du cent cinquantenaire seront l’occasion d’inviter à la réflexion et au savoir pour éclairer cette période d’éclosion des nationalismes.
Stéphane Tison, maître de conférences en Histoire contemporaine (Le Mans Université), commissaire scientifique des commémorations, propose un ensemble de rendez-vous scientifiques pour éclairer le contexte de cette bataille décisive.

Voir sur le site de l’Université du Mans le programme des commémorations et manifestations scientifiques
Suivre en direct l’évolution de la bataille du Mans, 150 ans après : Twitter @batailledumans

A télécharger, le programme de la journée d’études du samedi 9 janvier : Aux marges de l’invasion : l’Ouest dans la guerre de 1870-1871.

Les événements scientifiques peuvent être suivis sur le compte Facebook du Département d’Histoire (Le Mans Université).

Histoire des données médicales

La journée d’études « Histoire des données médicales » a pour objectif de participer au débat actuel sur les big data en santé en historicisant ces questions dans un temps long et en plaçant la relation thérapeutique et ses évolutions au cœur de nos réflexions. Qu’est-ce qu’une donnée ? Comment et par qui est-elle produite ? Que dit-elle de la relation de soin ? Elle donnera lieu à une publication dans la revue Histoire, médecine et santé qui souhaite, pour ses dix ans, publier un dossier thématique consacré à une socio-histoire des données médicales.

Argumentaire et modalités de contribution à consulter sur Calenda

Les propositions de communication sont attendues pour le 12 février 2021; la journée d’études aura lieu le 9 avril à Nantes.

Mémoire et éducation, Discours et pratiques du Moyen Âge aux Lumières

Salle 105 Bâtiment enseignement
La journée d’étude sera retransmise en visioconférence. Lien sur demande auprès de aurelien.ruellet@univ-lemans.fr

Organisée avec le soutien du CPER Amorçage de la région Pays-de-la-Loire, dans le cadre du projet FAIMEMO – Les faiblesses de la mémoire : pratiques, discours, enjeux médicaux et pédagogiques du Moyen Age aux Lumières –  porté par les laboratoires TEMOS et 3L.AM , cette journée d’étude est la première de deux journées interdisciplinaires consacrées aux rapports entre mémoire et éducation, du Moyen-Âge aux Lumières.

« Tout le monde aujourd’hui va disant qu’un des vices principaux de l’ancienne pédagogie était de ne s’adresser qu’à la mémoire et de laisser le jugement en souffrance […]. Depuis Montaigne c’est là un lieu commun. Ne nous lassons pas de le reproduire, parce qu’il est d’une importance capitale, mais n’en parlons pas comme si nous avions trouvé d’hier une vérité jusque-là méconnue » affirmait Henri Marion en ouverture de l’article « mémoire » dans le Nouveau dictionnaire de pédagogie (1911). En effet, l’apprentissage mécanique est une cible récurrente des auteurs sur l’éducation en Europe, depuis Érasme moquant le temps où l’on «apprenait par cœur Florista et Floretus » jusqu’à certains praticiens actuels des « neurosciences éducatives », en passant par les critiques des inspecteurs et pédagogues français à l’égard du « psittacisme » au tournant du XIXe et du XXe siècles.

Souvent décriée comme entravant la réflexion, la mémoire est malgré tout cultivée par le travail scolaire, souvent placée par les enseignants au cœur du jugement professoral, évaluée, plus ou moins directement, par l’examen. La longue durée ménage donc une place centrale à la mémoire dans la culture éducative, tout en la soumettant régulièrement à des proclamations tonitruantes de rupture. Or cette place est finalement mal connue et étudiée davantage sous l’angle des normes (théories éducatives ou programmes d’enseignement) que des pratiques concrètes (exercices scolaires, environnement matériel, techniques et routines d’apprentissage).

Il s’agirait dans cette première journée d’interroger la place de la mémoire dans les différentes traditions et institutions pédagogiques (en particulier de l’époque médiévale et moderne), l’articulation entre les arts de la mémoire, les mnémotechniques et leurs usages scolaires des petites écoles à l’université. La deuxième journée (date à confirmer) portera sur les rapports entre les discours médicaux concernant la « nature » de la mémoire et son caractère organique (« où » la situer? Quels mécanismes corporels implique-t-elle? Comment soigner ses défaillances?) et les discours pédagogiques qui en font une faculté perfectible par le travail.

Programme

9h | Accueil des participants
9h15 | Naïs Virenque et Aurélien Ruellet – Introduction
9h45 | Laëtitia Tabard (Le Mans Université, 3L.AM)
« Pour les argus qui sont à soustenir » : débats poétiques et exercices mnémotechniques à la fin du Moyen Âge
10h30 | Naïs Virenque (Université de Louvain, GEMCA)
«Art de la mémoire et outils visuels en contexte scolaire et universitaire au Moyen Âge»
11h15 | Zohra Azgal (EPHE-PSL UMR 7192 «Proche-Orient, Caucase : langues, archéologie, cultures»)
«Mémoire et éducation : la place de la poésie didactique dans le monde islamique médiéval»
12h15-14h | Pause déjeuner
14h | Aurélien Ruellet (Le Mans Université, TEMOS)
«Mnémosyne au collège : discours et pratiques de la mémoire chez les Oratoriens»
14h45 | Jeanne Chiron (Université de Normandie, CÉRÉdI EA 3229)
«Représentations et usages de la mémoire dans les dialogues éducatifs des Lumières»
15h | Discussions et conclusions de la journée

[ANNULE] Les prisonniers de guerre français dans la seconde guerre mondiale: de l’histoire à la mémoire

Programme

14h-14h15 • Ouverture
Fabien Théofilakis (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CHS)
14h15-15h45 • LA CAPTIVITÉ FRANÇAISE EN MAINS ALLEMANDES, PERSPECTIVES DE RECHERCHE
Panel avec
Gwendoline Cicottini (doctorante, Université Aix-Marseille/Ebehard Karls Universität Tübingen)
Les prisonniers de guerre français et le Verbotener Umgang mit Kriegsgefangenen : des relations franco-allemandes sous contrôle ?
Evelyne Gayme (historienne)
Mémoire et transmission de la captivité
Alexandre Millet (doctorant, Université d’Angers, TEMOS)
Récits de guerre des anciens PGF de Rawa-Ruska et genèse du mythe résistant et déporté (1945-années 1970)

15h45-16h pause

16h20-18h • REGARDS CROISÉS SUR LES ARCHIVES DE LA CAPTIVITÉ : QUELS FONDS ? QUELS USAGES ?
Table ronde animée par Antoine Grande (chef du département de la mémoire et de la citoyenneté – ONACVG) avec
Olivier Blazy (Mémoire et Avenir, association nationale des officiers prisonniers de guerre 1939-1945, vice-président, en charge des archives de l’association)
Jean-Pierre Fournier (association Ceux de Rawa-Ruska et leurs descendants Union nationale)
Lucile Chartain (chargée d’études documentaires, Archives nationales, pôle « Seconde Guerre mondiale », département de l’Exécutif et du Législatif)
Aurélien Gnat (directeur, Mémorial de l’internement et de la déportation, camp de Royallieu)

Journée d’étude co-organisée par les UMR CHS et TEMOS

Artefacts, dessins, herbiers, instruments etc. Les productions matérielles des amateurs et leurs usages (1850-1950)

Intitulé « Gestes et pratiques », l’axe 3 du projet de recherche AmateurS est centré sur les productions matérielles des amateurs : instruments, dispositifs expérimentaux, collections, maquettes, images, etc. Les travaux impulsés en histoire des sciences dans le sillage du practical turn et des études visuelles ont montré tout l’intérêt de ces sources non textuelles qui donnent accès à une connaissance des gestes et des pratiques savantes qui les ont produites. Leur étude met également en lumière des modes spécifiques d’acculturation aux sciences, qui passent par le corps autant que par les discours, qui sont plus horizontaux (de praticien à praticien, d’amateur à amateur, etc.) que ceux, mieux étudiés, de la vulgarisation, et qui se trouvent de ce fait plus autonomes face à la science professionnelle.

Cette troisième journée du programme AmateurS, consacrée aux productions matérielles des amateurs et leurs usages, propose d’aborder plus spécifiquement « la vie sociale » des artefacts amateurs, de tracer leurs parcours et circuits spécifiques, parfois monnayés, et leur contribution à la diffusion et aux appropriations sociales larges des savoirs savants.

Consulter le programme sur le site du projet AmateurS (cliquer)

En raison des mesures sanitaires actuelles, les organisateurs étudient la meilleure solution technique pour permettre l’accès virtuel des auditeurs à la journée d’étude. Celle-ci sera annoncée dès que possible sur le site du projet AmateurS : http://ams.hypotheses.org/.

« Il y a amateur et amateur : Amateurs photographes et amateurismes scientifiques (1850-1950) »

De 1850 à 1950, l’usage du terme « amateur » s’est vu profondément transformé pour en venir à désigner l’antagoniste du «professionnel ». En multipliant les occurrences du mot « amateur », et en en travaillant le sens de façon attentive et privilégiée, le domaine nouveau de la photographie a lui-même activement participé à cette transformation sémantique, comme à celle des pratiques amateurs. Une telle entreprise a nécessairement rejailli sur l’emploi général du terme « amateur » à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, en particulier dans les mondes scientifiques où l’introduction des techniques photographiques inventait de nouvelles manières, amateurs et professionnelles, de faire.

Cette journée d’étude envisage donc d’inscrire l’amateur de photographie dans le contexte plus large des amateurismes entre 1850 et 1950. Elle sera l’occasion de s’interroger notamment sur :

1.     les significations croisées du mot « amateur » ;
2.     les spécificités des pratiques ainsi qualifiées ;
3.     les chevauchements des identités et des pratiques amateurs à travers différents domaines.

Consulter le programme sur le site du projet AmateurS (cliquer)

En raison des mesures sanitaires actuelles, les organisateurs étudient la meilleure solution technique pour permettre l’accès virtuel des auditeurs à la journée d’étude. Celle-ci sera annoncée dès que possible sur le site du projet AmateurS : http://ams.hypotheses.org/.

ANNULÉ – Homosexualité, répression et déportation

État des recherches récentes sur la déportation homosexuelle

En persécutant et en déportant dans les camps de concentration les homosexuels, les nazis voulaient exclure de la « communauté du peuple » les éléments jugés impurs et facteurs de dégénérescence. Cette biopolitique ne concernait pas les pays occupés – la France par exemple – où vivaient des populations considérées comme inférieures sur le plan racial. La présence d’homosexuels dans ces populations hâtait selon les nazis leur décadence, facilitant d’autant leur domination. L’extermination des homosexuels à l’échelle européenne n’était pas un objectif. En revanche, la politique homophobe nazie fut une source d’inspiration pour des pouvoirs locaux sous tutelle. En France, la loi du 6 août 1942 modifiant le Code pénal créa une répression spécifique pour les actes homosexuels impliquant un mineur de moins de 21 ans. Et des Français furent déportés pour homosexualité.

Cette histoire est désormais mieux connue, grâce à des recherches récentes que présentera Arnaud Boulligny. Quelles sont les traces mémorielles de cette répression ? Quelles sont les différences de traitement entre homosexuels et lesbiennes ? Régis Schlagdenhauffen à propos des monuments dédiés à la mémoire de la déportation homosexuelle, Sam Seydieh sur les mouvements LGBT et Suzette Robichon, traductrice de travaux d’historiennes allemandes sur les lesbiennes, répondront à ces questions. Ecrivaine, Brigitte Benkemoun évoquera à travers son livre, Albert le magnifique, l’existence homosexuelle de son grand-oncle, Juif et assassiné à Auschwitz.

Programme

14h — Christine Bard (professeure en histoire contemporaine à l’Université d’Angers) Laboratoire TEMOS
Accueil et introduction

1ère séance sous la présidence de Jimmy Charruau (enseignant-chercheur en droit, Université d’Angers)
14h20 – Régis Schlagdenhauffen (maître de conférences à l’EHESS, Paris)
« Lieux et monuments dédiés à la mémoire de la déportation homosexuelle en Europe »
14h50 — Sam Seydieh (Dr en sociologie de l’Université Paris Descartes)
« Le mouvement LGBT et la mémoire de la déportation homosexuelle en France »

15h20 – Débat
15h40 — Pause / signatures des ouvrages

2ème séance sous la présidence de Bérangère Taxil (professeure de droit, Université d’Angers)
16h00— Arnaud Boulligny (chargé de recherche à la Fondation pour la mémoire de la déportation)
« L’état des recherches sur la répression et la déportation des homosexuels en France »
16h30 – Suzette Robichon (militante associative, Paris),
« Invisibilisées ou oubliées : quelques portraits de lesbiennes déportées »
17h00— Brigitte Benkemoun (journaliste et écrivaine)
à propos de son livre Albert le magnifique (Stock, 2016)

17h30 – Débat
18h00 – Conclusion par Christine Bard avec Stéphane Corbin (militant LGBTI, Angers)

Cet événement est programmé dans le cadre du Mois du genre, une manifestation imaginée par le programme de recherche GEDI (GEnre et DIscriminations sexistes et homophobes) et la mission Égalité de l’UA, et désormais portée par l’Université d’Angers. Pendant tout le mois de mars, des événements sont proposés, gratuits et ouverts à tous, permettant les échanges entre le grand public, les scientifiques et des artistes.

Amateurs et professionnels dans les sciences : définition et redéfinition des identités et des frontières (années 1850 – années 1950)

La journée d’étude, consacrée aux définitions et redéfinitions des identités des amateurs, est centrée sur les moments de partage entre amateurs et professionnels dans les sciences des années 1850 aux années 1950. À partir d’objets disciplinaires différents (médecine, psychologie, archéologie, astronomie, mycologie), elle aborde : l’effet des transformations juridiques et des découvertes scientifiques sur l’organisation des différentes disciplines et les représentations des acteurs ; la manière dont l’émergence de nouveaux objets d’étude, celle de nouvelles disciplines et le développement de controverses scientifiques redessinent les frontières entre amateurs et professionnels ; la façon dont l’institutionnalisation des réseaux (congrès et instituts) influence les redéfinitions des amateurs par rapport aux professionnels.

Amateurs et professionnels en sciences: affiche de la journée d'étude

Le programme de la journée d’étude et les actualités d’AmateurS sont à retrouver sur le blog du programme de recherche: Amateurs en sciences (France, 1850-1950): une histoire par en bas.