Interroger les ressources biologiques

L’axe 2 de TEMOS « Ressources biologiques et construction des savoirs: circulations et usages » organise une journée d’études le 22 mars à Angers autour du premier terme de son intitulé : les ressources biologiques. Le but de cette rencontre est de susciter une réflexion collective autant sur la polysémie de l’expression que sur son opérabilité dans la recherche historique. Trois collègues extérieurs au laboratoire sont invités : Emanuele Clarizio (philosophe de la médecine), Susana Garcia et  Alejandro Martinez (tous deux historiens des sciences et anthropologues).

Un moment de cette journée sera réservé à une table ronde. Toutes les propositions d’intervention, sur toutes les périodes historiques et toutes les approches, sont les bienvenues.

Programme

11h : Cristiana Oghina-Pavie (TEMOS) : « Ressources biologiques : mots, concepts et quelques questions introductives »
11h20 : Emanuele Clarizio (Centre d’Éthique médicale. Laboratoire ETHICS- Université Catholique de Lille), « Ressources biologiques et valeur ».
13h45 : Alejandro Martinez ( Universidad Nacional de La Plata, Argentina) « La lutte biologique contre les espèces invasives en Argentine au début du 20ème siècle. Premiers essais, débats et perspectives ».
14h30 : Susana V. Garcia , »La chasse à la baleine et la connaissance des mers du Sud au XIXe siècle ». (Conicet- Museo de la Plata, UNPL, Argentina)

15h30 : Table ronde
Fin de la journée à 17h.

La journée est également accessible en visioconférence: contacter Mireille Loirat pour obtenir les identifiants de connexion.

Faire parler les sources

Qu’est-ce qu’une source en histoire ? Quel statut lui donner ? Quelle est sa matérialité ? Comment y accéder ? Quelle méthode employer pour la faire parler ? Quelles difficultés pose-t-elle aux historiennes et aux historiens ?
Ces premières rencontres doctorales proposent à chacune et à chacun de présenter une trace du passé, brute, de première main. On attend, a priori, une description de conditions qui en font une source historique. En effet, ce sont sans doute les usages pluriels d’un même document, de la microillustration à la démonstration sérielle, qui en font la richesse. L’approche critique est privilégiée, afin d’expliquer, au-delà de « l’aura » (W. Benjamin), comment faire parler des « témoins malgré eux » (M. Bloch).

Au fond, l’objectif de ces rencontres n’est pas de formuler une nouvelle définition épistémologique des sources (« L’historien et ses sources », colloque Paris I, 2003) mais d’élaborer une réflexivité à partir de l’expérience doctorale.

Cette journée d’étude, ouverte aux doctorantes et doctorants de TEMOS (UMR 9016 CNRS), se tiendra au Mans le jeudi 16 juin 2022.

Pour une histoire du sang

Anaïs Grandbert (étudiante en Master 2 Histoire, Civilisations, Patrimoine à l’Université du Mans) et Hervé Guillemain organisent une journée d’études le jeudi 9 juin au Mans:

Pour une histoire du sang : les représentations, usages et ambivalences du fluide

Programme et informations pratiques sur le site DicoPolHis

Archives d’en bas

Ces journées d’étude des 9 et 10 juin 2022 s’inscrivent dans le cadre du programme de recherche québéco-français Autres archives, autres histoires : les archives d’en bas au Québec et en France qui vise à proposer une approche différente, comparative et non institutionnelle des relations entre archives et pouvoir et à penser autrement les modalités d’émergence et d’animation de projets d’archivage alternatifs qui mettent en cause, de manière parfois radicale, les pratiques archivistiques des institutions.

Cette première session propose de s’intéresser aux matrimonialisations et patrimonialisations d’archives en dehors des institutions archivistiques ou avant leur entrée dans ces lieux de conservation en trois temps :

1.      De la compensation de l’absence à l’archivistique de la réparation

2.      Des mémoires familiales et de leurs transmissions

3.      Des associations aux institutions patrimoniales : le chemin ambigu de l’institutionnalisation

Présentation détaillée et informations pratiques sur le blog Alma (archives, livres, manuscrits et autres supports d’information).

Ressources et périls dans les sociétés littorales de l’Ouest de l’Antiquité à nos jours

Les étudiants du Master 2 Pratiques de la recherche historique de l’Université d’Angers organisent une journée d’étude portée sur les rapports entre les communautés humaines et la mer dans l’Ouest français de l’Antiquité à nos jours:

Ressources et périls dans les sociétés littorales de l’Ouest de l’Antiquité à nos jours

Cette journée sera l’occasion d’évoquer les richesses et les périls maritimes, les usages des littoraux et plus amplement, les divers défis de l’appropriation humaine de ces espaces. Au gré des flots et des marées donc, ces thématiques seront abordées toutes éclairées d’exemples historiques grâce aux interventions de cinq historiens et chercheurs spécialisés.

La journée d’étude aura lieu à La Passerelle (2 rue Joseph Lakanal, Angers) de 10h à 17h. L’inscription est gratuite mais obligatoire en raison du nombre de places limité en présentiel: cliquer ici pour s’inscrire.

 

Programme

Le livre au Mans et dans le Maine

Journées organisées par la Ville du Mans (médiathèque Louis-Aragon) ; Le Mans Université (Aurélien Ruellet, laboratoire TEMOS) ; la Société d’agriculture, sciences et arts de la Sarthe ; l’École nationale des chartes (Centre Jean-Mabillon, Université Paris Sciences-et-Lettres) ; le Centre d’études supérieures de la Renaissance – CNRS.
Dotée d’académies, de riches bibliothèques institutionnelles et privées, dont certaines sont réputées dans tout le royaume, et d’évêques mécènes qui ont favorisé l’essor de la vie culturelle locale, la ville du Mans est un foyer de culture important sous l’Ancien Régime, sans toutefois constituer une capitale de l’édition, à l’instar de Lyon, Rouen ou Paris. Pourtant, la tradition papetière du Maine, le rayonnement de la bibliothèque mauriste de Saint-Vincent ou le succès de la dynastie d’imprimeurs Monnoyer, installée au Mans en 1751, témoignent que le livre a contribué à la prospérité locale et a indéniablement transformé la cité.
Proposées par des spécialistes passionnés, les conférences, ouvertes à tout public, s’attacheront à explorer les réseaux et les acteurs de la librairie mancelle, son implantation dans la ville, les bibliothèques d’Ancien Régime les plus éminentes, monastiques ou particulières, les pratiques de lecture de la noblesse ou du clergé local mais aussi la portée littéraire et scientifique de certaines entreprises éditoriales mancelles, demeurées justement célèbres.
Inscrites dans le sillage des Rencontres Renouard, organisées chaque année en avril par l’École nationale des chartes, les journées mancelles constituent une déclinaison régionale de cet important rendez-vous parisien consacré à l’histoire du livre.

Retrouver le programme complet sur Fabula

Les reconstitutions d’archives: des pratiques multiples en devenir

L’organisation d’une journée d’étude en archivistique est une tradition pour le master 2 Archives de l’université d’Angers. Cette année, la promotion 20212022 élabore la XXe édition de cette journée qui clôture leur parcours scolaire à l’université. Cette XXe édition de la Journée d’archivistique d’Angers est l’occasion de réunir des professionnels et des spécialistes des  archives mais aussi des disciplines connexes afin de discuter et de réfléchir autour d’un sujet d’archivistique précis. Ce rendezvous annuel est connu et reconnu dans le milieu des archivistes. La journée s’adresse aussi aux amateurs d’archives et d’histoire voulant approfondir leurs connaissances en archivistique.

Les reconstitutions d’archives: un sujet inédit encore peu étudié

Portant sur les reconstitutions d’archives, cette journée d’étude vise à poser la question de l’évolutivité historique des pratiques de reconstitution d’archives, à rassembler des acteurs de reconstitutions en cours, à étudier les formes et modalités de ces entreprises. Dans une perspective pluridisciplinaire, à la confluence des autres reconstitutions patrimoniales, la question de la spécificité des reconstitutions d’archives sera posée.

Présentation détaillée et informations pratiques sur le blog des Journées d’archivistique du Master 2 Archives d’Angers

Les prisonniers de guerre français dans la seconde guerre mondiale

Cette journée d’études coorganisée par le CHS et TEMOS est placée sous le haut patronage de la Ministre déléguée auprès du Ministère des armées chargée de la Mémoire et des Anciens combattants:

LES PRISONNIERS DE GUERRE FRANÇAIS DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE : DE L’HISTOIRE À LA MÉMOIRE

Alexandre Millet, doctorant TEMOS à Université d’Angers, y fera une intervention intitulée:
Récits des PGF du Stalag 325 au prisme des régimes de
mémoire de la captivité à Rawa-Ruska (1945-1965)

Voir le programme complet en PDF

« Faire parler les sources »

Qu’est-ce qu’une source en histoire ? Quel statut lui donner ? Quelle est sa matérialité ? Comment y accéder ? Quelle méthode employer pour la faire parler ? Quelles difficultés pose-t-elle aux historiennes et aux historiens ?

Ces premières rencontres doctorales proposent à chacune et à chacun de présenter une trace
du passé, brute, de première main. On attend, a priori, une description de conditions qui en font une source historique. En effet, ce sont sans doute les usages pluriels d’un même document, de la micro-illustration à la démonstration sérielle, qui en font la richesse. L’approche critique est sans doute privilégiée, afin d’expliquer, au-delà de « l’aura » (W. Benjamin), comment faire parler des « témoins malgré eux » (M. Bloch).

Lire l’appel à communications

Cette journée d’étude, ouverte aux doctorantes et doctorants de TEMOS (UMR 9016 CNRS),
se tiendra au Mans le jeudi 16 juin 2022. Les propositions de communications, composées d’un
titre, d’un résumé de 300 mots au maximum et d’une copie de la source qui sera présentée, doivent être envoyées au plus tard le 4 mars 2022 à karl-alexandre.zimmer[arobase]univ-lemans.fr et laurent.ropp[arobase]univ-lemans.fr. Une réponse sera donnée mi-avril.

Journée d’études n°3 ReLRace : « Effacer la macule ? Conflits d’appartenance et communautés de foi (XIIIe-XIXe s.) »

Journée d’études organisée par Antonio DE ALMEIDA MENDES, Maître de conférences en histoire moderne à Nantes Université – CRHIA, Baptiste BONNEFOY, Maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Nanterre – ENSA / Mondes Américains, et Vincent VILMAIN, Maître de conférences en histoire contemporaine à Le Mans Université – TEMOS

Le rapport entre la macule, au sens d’une souillure ineffaçable, indélébile, et la conversion, renvoie à une tension ancienne entre deux historiographies. La première a mis en avant l’incompatibilité fondamentale des religions chrétienne et musulmane avec la race et le racisme, en insistant sur l’universalité du salut. La seconde, au contraire, a dénoncé les matrices chrétiennes et/ou musulmanes du racisme, à partir du moment où la théologie remettait en question l’efficacité de la conversion, que ce soit pour maintenir sans souillure la communauté et les honneurs, ou pour justifier l’esclavage et la traite, créant ainsi des statuts ou des lignées spécifiques au sein de la communauté religieuse. Dès lors, la conversion n’effacerait ni la macule de l’infidélité originelle, ni celle de l’esclavage, justifiant des formes d’exclusion religieuse envers les nouveaux convertis, les esclaves ou les affranchis (J. H. Sweet, 1997 ; M. E. Martínez, 2008 ; B. Hall, 2011 ; R. Goetz, 2012 ; M. S. Hering Torres, 2012).

Loin de ces deux tendances, des travaux récents ont revisité les liens entre macule, conversion et esclavage, en soulignant la pluralité des contextes locaux, ainsi que l’ambivalence et la malléabilité des discours religieux. Sur la question de la réduction des populations africaines en esclavage, par exemple, les débats des théologiens de l’époque moderne ont davantage porté sur les contours de la guerre juste que sur la malédiction de Cham ou la marque de Caïn (B. Braude, 2002 ; S. R. Haynes, 2002 ; D. M. Goldenberg, 2003 ; C. Zeron, 2009, 2017 ; D. M. Whitford, 2009), accordant ainsi, dans la pratique, une importance cruciale aux temporalités et aux modalités de la conversion dans la négociation des statuts et des assignations sociales (R. T. Ware, 2014 ; C. Ireton, 2019, 2020).

L’arrivée des Européens sur les côtes d’Afrique de l’Ouest puis aux Amériques induit des contacts inédits entre des populations culturellement différentes. Dans les enclaves européennes qui naissent sur les côtes d‘Afrique de l’Ouest, des catégories telles que le sang, le lignage et la race ont dû s’adapter aux enjeux sociaux et politiques des sociétés sénégambiennes rapidement métissées et elles-mêmes confrontées à des processus d’islamisation, de réhiérarchisation par le lignage, et/ou de reconfiguration territoriale complexe. La notion de « sang », de « race », qui liaient la « qualité » des lignages, la couleur de la peau et à l’« honneur », véhiculée par les représentations européennes, mérite d’être mise en miroir avec les catégories de caste, d’ordre ou de lignage dans les processus identitaires à l’œuvre dans les sociétés sénégambiennes. Ces désignations évoluent et interagissent dans le temps pour différencier des « vertus » héréditaires et des qualités assignées de pureté ou d’impureté, liées à une ascendance libre ou servile (J. Schmitz, 1994 ; A. Ngaide, 2003 ; I. Thioub, 2012).

Cette troisième journée d’étude ReLRace souhaite prolonger ces travaux, en réévaluant l’impact des rites et des sacrements religieux sur les statuts et les registres d’appartenance des convertis au sein des communautés de croyants, et plus généralement sur les redéfinitions théologiques du pur et de l’impur. L’objectif de la journée est d’aborder et d’historiciser des questions aussi diverses que le rôle des lignages dans la définition et la pérennisation de la macule, les liens entre racialisation et conversions massives, ainsi que les mécanismes et stratégies d’accès à certaines sphères et dignités théoriquement soumises à des statuts de pureté de sang, et à ce titre, interdites aux néo-convertis, aux descendants d’esclaves ou aux gens de couleur. Conversion, mariage, dispenses religieuses, passing : quand et comment effaçait-on la macule ? Cette problématique sera confrontée à une multitude de terrains, depuis le XIIIe jusqu’au XIXe siècle, afin de mettre à jour les spécificités locales dans l’articulation des discours et des pratiques d’exclusion en religion.

Consulter le programme de la journée d’études et prendre connaissance de l’ensemble de l’ANR RelRace