Le Centre d’histoire du XIXe siècle (UR 3550 Université Paris 1 – Sorbonne Université), en partenariat avec la Société d’histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, désireux de rendre hommage à la mémoire du professeur Dominique Kalifa (1957-2020) et soucieux de promouvoir l’histoire du XIXe siècle dans son sens large, a créé un prix annuel destiné à récompenser une thèse de doctorat portant sur l’histoire du XIXe siècle (1800-1939).
Candidate pour l’édition 2024, Louise Couëffé a su convaincre le jury à l’unanimité avec sa thèse Plantes, terrains et cultures botaniques : herboriser dans l’Ouest de la France au XIXe siècle – sous la direction de Yves Denéchère et de Cristiana Oghină-Pavie, soutenue à l’Université d’Angers en 2023.
Louise Couëffé est actuellement ATER en histoire contemporaine à Avignon Université. Félicitations!
Le 16 décembre 2024, l’École Militaire a fêté les 30 ans du prix Amiral Daveluy, organisé par le Centre d’Études Stratégiques de la Marine.
Elsa Bocher a reçu à cette occasion le Prix de la thèse en sciences humaines pour sa thèse :
« Du no man’s land à la colonie : histoire de la mise en valeur des ressources naturelles des îles australes aujourd’hui françaises (Saint-Paul, Amsterdam, Crozet et Kerguelen), des années 1780 aux années 1930 ».
Depuis sa création en 1994 par le chef d’état-major de la Marine, le prix Amiral Daveluy distingue chaque année des chercheurs dont les travaux apportent des perspectives essentielles pour la Marine nationale, en sciences humaines et en sciences de l’ingénieur.
La fin du Moyen Âge et la Renaissance ont vu se développer de profondes réflexions sur la nature des femmes et sur leur place au sein de la société, dans des discours pluriels et parfois contradictoires.
En s’appuyant sur les nombreuses avancées scientifiques de ces dernières décennies et sur une riche sélection d’œuvres d’art de toute nature, cet ouvrage publié par les éditions In Fine met en lumière, dans leurs multiples facettes, le rôle et l’image des femmes dans la France et l’Europe du Nord des XVe et XVIe siècles. Il propose un regard renouvelé sur les femmes des époques médiévale et moderne, actrices pleines et entières de l’Histoire, tant dans le domaine privé que dans les sphères économique, politique et culturelle.

Cet ouvrage, pour lequel Laurent Vissière a écrit le chapitre « Guerrières et femmes en guerre », a reçu le prix du Catalogue d’exposition dans le cadre du Prix du Livre d’art 2024.
Nahema HANAFI et Marie LEZOWSKI sont toutes deux nommées membres junior au titre de la campagne IUF 2024 :
Marie Lezowski – Chaire fondamentale
Les violences sexuelles commises par des clercs dans une perspective de longue durée. Étude des procès pour sollicitation devant l’Inquisition romaine (v. 1580-v. 1800)
Les scandales actuels des violences sexuelles commises par des clercs appellent à la compréhension d’un système d’abus sur la longue durée. Le projet présenté vise à faire l’histoire sociale et religieuse de ces violences, pendant toute l’époque moderne, à l’échelle d’un territoire sous la juridiction d’un inquisiteur général du Saint-Office romain (Modène). Reposant sur les procès inquisitoriaux pour « sollicitation » (provocation à la luxure, c’est-à-dire avances sexuelles, en confession), ce programme associe travail sériel en archives et réflexion en équipe sur le crime de sollicitation en confession.
Nahema Hanafi – Chaire médiation scientifique
Les castrats sont-ils des hommes ? Normes de genre et fabrique des masculinités (Italie, France, Angleterre / milieu 17e – début 19e siècle)
Le programme étudie les constructions et négociations des modèles de masculinité dans l’Europe des Lumières (Italie, France, Angleterre) à partir du point de vue et des expériences des castrats italiens, adulés par certains mélomanes, mais aussi critiqués et marginalisés à cause du « trouble dans le genre » qu’occasionnerait leur castration. Par une démarche comparative articulant discours normatifs et pratiques sociales, il pose les jalons d’une histoire plus large des masculinités européennes modernes et de la fluidité de genre.
La recherche menée donnera lieu à des restitutions académiques, mais aussi à diverses médiations scientifiques destinées à interroger ces dynamiques de genre dans un temps long et à toucher une variété de publics.

La nomination à l’IUF ouvre droit, pendant 5 ans, à une réduction du service d’enseignement et à une enveloppe de crédits de recherche afin de mener à bien les projets lauréats.
La Fondation pour les sciences sociales met en place tous les ans douze bourses d’appui pour les auteurs d’analyses originales sur un sujet de recherche. Cet appel à candidature, créé en 2011 à l’initiative de la Fondation de France, a pour objectif de soutenir le développement de la recherche et du débat en sciences sociales. Les chercheur·es de toutes les sciences sociales sont invités à concourir : sociologie, ethnologie, anthropologie, histoire, science politique, économie, droit, etc.
Les douze contributions sélectionnées sont débattues lors d’une « Journée des sciences sociales », organisée tous les ans à l’automne par la Fondation, et font l’objet d’une publication en langue française dans l’ouvrage collectif de la Fondation. Les lauréats reçoivent par ailleurs un prix de 2 500 euros.
Laurent Vissière, aux côté de quatre autres chercheur·es CNRS ou associé·es à des unités CNRS, fait partie des lauréats de cette édition 2023-2024 dont le thème est « Un monde en guerre ».
Il a proposé la contribution « La ville assiégée ou la militarisation d’une société (France, fin du Moyen Âge) ». Dans la France des XIVe et XVe siècles, la guerre ne suscite pas, comme aujourd’hui, un sentiment de surprise : elle constitue au contraire une réalité des plus banales, avec laquelle les populations ont appris à vivre. Dans un monde perpétuellement en guerre, les villes fortes représentent des objectifs de premier plan, mais les bourgeois qui les habitent ont appris à se défendre. Ils gèrent les fortifications, les stocks de vivres, d’armes et de munitions ; et en cas de siège, toute la société urbaine se mobilise – y compris les femmes –, selon une discipline et des normes prédéterminées. Il s’agit de comprendre comment fonctionnait cette militarisation générale d’une population civile.
La fondation Max Weber décerne le prix de recherche international tous les deux ans à un ou une scientifique issu/e des pays où sont présents ses onze instituts en sciences humaines. Ce prix s’adresse pour la première fois à des chercheuses et chercheurs en début de carrière.
Le prix est décerné à Rachel Renault pour sa thèse La permanence de l’extraordinaire: fiscalité d’Empire, constructions du pouvoir et interactions sociales dans les principautés, comtés et seigneuries de Reuss, Schönburg et Schwarzburg, du milieu du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.
Rachel Renault s’intéresse dans ses recherches à la fiscalité allemande de l’époque moderne ainsi qu’à l’histoire des pratiques sociales en lien avec les institutions impériales. Elle est également membre junior de l’IUF (2021-2025) avec le projet « Les blés de la discorde : conflits frumentaires et politiques populaires dans les petits territoires allemands, 1648-1848 »