Les Publications

Les dernières publications de nos chercheur.e.s.

Filtrer par
1 2 3 4 5 7
Christine Bard avec Jean-Marie Durand

Mon genre d'histoire

« Du côté des femmes, de leur histoire » : depuis ses premiers travaux de recherche à la fin des années 1980, Christine Bard a embrassé une cause, tout autant professionnelle et intellectuelle que personnelle. Historienne du féminisme, de l’antiféminisme et du genre, elle évoque ici ce qui l’a guidée et animée dans son parcours et éclaire les débats vifs qui traversent la société depuis le mouvement #MeToo au regard d’une longue histoire, souvent méconnue. Défendant une vision du travail scientifique articulé à un engagement militant, elle nous rappelle combien l’histoire des femmes est collective et faite d’innombrables singularités. En mêlant sa voix, sincère et énergique, à celles qui la précèdent et l’accompagnent aujourd’hui, Christine Bard fait magistralement résonner la cause des femmes dans notre histoire sociale et culturelle.

En savoir plus
Yves Denéchère et Violaine Tisseau (dir.)

Enfances (dé)colonisées

Ce dossier regroupe cinq textes qui entendent mettre en évidence la diversité des situations, mais qui mettent aussi en avant des similitudes fortes entre les contextes. Les colonisations britannique, belge et française peuvent ainsi être mises en regard à la fois sur des terrains africains et asiatiques et à des moments différents. Quoi de commun ou de dissemblable dans la prise en charge des enfances entre le Haut-Katanga au temps du Congo belge, le Cameroun sous mandat français, le Cambodge au tournant de l’indépendance, le Ghana dans l’entre-deux-guerres et enfin l’Algérie pendant la guerre d’indépendance ? C’est ce qu’explore le présent dossier en portant attention à la confrontation des réalités coloniales/postcoloniales avec les modèles, les formes et les modalités de prises en charge de ces enfants.

En savoir plus
D'un regnum à l'autre. La Lotharingie, un espace de l'entre-deux ?
Tristan Martine et Jessika Nowak (dir.)

D'un regnum à l'autre. La Lotharingie, un espace de l'entre-deux ?

Ancien cœur de l'empire carolingien, la Lotharingie devint, du IXe au XIIe siècle, la marge du royaume de France ou de l'Empire germanique, qui se sont longtemps disputé cette région frontalière. Les études de ce volume sont consacrées au sud de l’espace lotharingien et principalement à ce qui allait ensuite devenir la Lorraine. Elles s’intéressent à des problématiques très diverses, des figures royales aux relations féodales, en passant par la question des papes et des évêques, ainsi que par une étude des sources à notre disposition pour étudier les particularités de cette partie septentrionale de l’ancienne Francia Media. Si la Lotharingie est un espace de l’« entre-deux », notamment d’un point de vue politique ou linguistique, elle l’est aussi historiographiquement. Ce large panorama a ainsi pour objectif de dresser un bilan des recherches les plus récentes et de favoriser le dialogue entre les chercheurs issus des deux rives du Rhin, en comparant systématiquement les perspectives des historiographies francophone et germanophone.

En savoir plus
Renaud Bouchet, Hélène Lecossois, Delphine Letort, Stéphane Tison

Résurgences conflictuelles. Le travail de mémoire entre arts et Histoire

Les sociétés contemporaines sont travaillées par deux tentations : l'excès de mémoire et la nécessité de l'oubli. Les résurgences conflictuelles du passé attestent ainsi des failles dans le récit dominant d'une Histoire qui ne satisfait pas l'individu ou le groupe. Cet ouvrage collectif aborde les conflits de mémoire en croisant les champs d'observation de nombreuses disciplines (histoire, histoire de l'art, littérature, études visuelles, théâtrales, sciences politiques, etc.) sur des aires géographiques et culturelles variées. Les travaux menés s'intéressent aux discours et pratiques mémoriels véhiculés par les arts et par les institutions (musées, célébrations publiques). La majorité des thèmes abordés concerne les conflits de mémoire autour de certains événements du second Vingtième siècle et explore les formes les plus contemporaines, encore peu étudiées, d'expression mémorielle. Ainsi est analysé le travail de mémoire, entre construction de l'oubli, tropisme résilient et élaboration symbolique des traumatismes qui agissent au cœur de la construction d'un espace politique et d'une diversité de pratiques artistiques.

Hélène Vu Thanh and Ines G. Županov (ed.)

Trade and Finance in Global Missions (16th-18th Centuries)

Trade and Finance in Global Missions (16th-18th Centuries) is a collection of twelve articles focusing on missionary economic practices, often perceived as an important tool in their spiritual and missionary endeavours, but also raising controversies in Europe and in the overseas missions. Missionaries, just like merchants and other investors, sought the most profitable ventures and tapped into transcontinental flow of capital during the first globalisation. All the chapters in this volume address the question of Catholic missionary economy in the early modern period by looking into concrete cases of the opening, financing, growth and preservation of Christian missions and related institutions such as churches, colleges and other permanent endowments in Asia, Europe and Latin America.

En savoir plus
Nathalie Richard (dir.)

Romantisme, n° 190, 2020, « Amateurs »

Proposé il y a quelques années, un dossier sur les amateurs en sciences et arts aurait assurément paru un peu désuet. Le thème a depuis lors retrouvé de son actualité. D’une part, la place des acteurs profanes dans les arts et dans les sciences dans notre présent suscite intérêt et polémiques. Dans le champ académique notamment, certaines institutions ont compris l’importance de favoriser des collaborations entre professionnels et amateurs et d’encadrer des sciences participatives visant à collecter des données massives. Ces mêmes institutions, en médecine et dans les technosciences tout particulièrement, ont aussi été confrontées à des mouvements plus militants revendiquant l’association des profanes aux processus de décisions. Les phénomènes de l’ère numérique ont renforcé ces tendances, et favorisé l’émergence de contre-discours et de contre-expertises. Les communautés scientifiques les plus concernées, de même que les sciences sociales, étudient ainsi à nouveaux frais la question des amateurs. D’autre part, le développement de l’histoire sociale, matérielle et économique des arts et des sciences a favorisé une prise en compte de la diversité des acteurs engagés dans la production des œuvres et des discours, ainsi que de la variété des savoir-faire mobilisés.

En savoir plus
Sylviane Llinares et Guy Saupin (dir.)

Ports nouveaux. Création et renaissance du XVe au XXIe siècle

À l’aide du concept de triptyque portuaire forgé par la géographie historique, ce volume discute de l’interrelation entre l’espace portuaire, son avant-pays maritime et son arrière-pays terrestre. Le succès de la création d'un port se mesure à la centralité de la ville portuaire, sa puissance nodale en termes de trafic et son degré de connexion aux grands réseaux mondiaux. Il s'agit également d'analyser le jeu de tous les acteurs à travers les relations triangulaires entre les autorités politiques, les entreprises et les hommes de l’art, au cœur du débat public.

En savoir plus
Jean-Philippe Melchior et Philippe Tétart (dir.)

MAI 68 Cinquante ans après. Mémoire[s], Trace[s], Représentation[s]

Que reste-t-il de Mai 68 ? Qu'en reste-il dans les usages et les discours politiques, dans la culture de la mobilisation militante, dans les mœurs ? Les revendications de 1968, les manières d'être, de penser le monde, constituent-elles un héritage qui résiste aux ans ? Quelles sont aujourd'hui les traces de 68 dans la société ? Telles étaient les interrogations présidant à la rédaction de cet ouvrage. Une douzaine de chercheurs se sont réunis pour tenter d'y répondre à partir d'un florilège d'objets significatifs : l'historiographie du moment 1968 ; la mémoire et le militantisme paysan ; l'influence de 68 sur le gaullisme ; la métamorphose de la représentation du situationnisme ; les politiques de la ville ; l'affirmation d'une immigration militante ; la perception des événements français en Uruguay ; la mémoire intergénérationnelle de 68 chez les étudiants actuels. Il n'en ressort pas un tour d'horizon complet. Loin s'en faut. Néanmoins, ces focus montrent bien comment les événements de Mai 68 imprègnent encore, peu ou prou, le temps présent, comment entre évaporation et sédimentation, cet événement majeur fait encore trace.

En savoir plus
Couverture de L'arnaque à la nigériane
Nahema Hanafi

L’arnaque « à la nigériane ». Spams, rapports postcoloniaux et banditisme social

Au cours de ces dernières années, j’ai reçu de très nombreux spams me proposant de toucher l’héritage d’une expatriée française souffrant d’un cancer, pour peu que je fasse une avance de frais sur la transaction. Plutôt que de les placer dans la poubelle de ma messagerie électronique, j’ai voulu répondre à l’interpellation en redéployant mes questionnements d’historienne de la médecine, du genre et des écritures de soi pour les appréhender comme de véritables sources. Construit sous la forme d’une enquête, ce livre en restitue les tiraillements, invite à réfléchir aux regards que portent les historien·nes sur le présent et à la manière dont on peut s’ « indiscipliner » pour l’explorer, non sans trouble ou sentiment d’égarement. Le livre décortique dans un premier temps l’arnaque « à la nigériane » (qui provient aujourd’hui plus généralement d’Abidjan, où de jeunes brouteurs officient depuis des cybercafés) afin d’en explorer les ressorts ainsi que les représentations des expatriées et de l’Afrique que les escrocs mobilisent pour leurrer. Le second temps mène à poursuivre l’enquête à partir des réseaux sociaux des brouteurs pour saisir leurs imaginaires et valeurs, la manière dont ils opèrent par l’intrigue une inversion des rapports de pouvoir entre le Nord et le Sud et inscrivent leurs pratiques dans une forme de banditisme social décolonial.

En savoir plus
Régine Plas et Nathalie Richard (dir.)

Commémorer les sciences de l’Homme

Les commémorations constituent un observatoire particulièrement révélateur de l’état d’un domaine savant à un moment donné. Telle est l’hypothèse qui guide ce dossier. Dans l’histoire des sciences humaines et sociales (SHS), les commémorations, fréquentes, manifestent des tensions internes aux disciplines ou dans leur rapport à un plus vaste environnement. Le cinquantième anniversaire de la mort du psychiatre martiniquais Franz Fanon a ainsi fait l’objet, en 2011, d’une large couverture médiatique et a occasionné des débats très politisés. Les articles de ce dossier prennent le mot « commémoration » au sens étroit de cérémonie, en souvenir d’un événement ou d’un défunt. La dimension rituelle met particulièrement en évidence l’articulation des enjeux d’une communauté scientifique avec leur mise en scène publique. Stratégies à destination des pairs, des disciples et des concurrents s’entremêlent avec des signaux politiques qui espèrent toucher un large public. In fine, il s’agira de s’interroger sur la formulation de discours mettant en avant une spécificité des SHS (face aux autres sciences, à la littérature, au politique) dans ces moments commémoratifs, en variant les niveaux d’analyse (disciplines, auteurs, institutions).

En savoir plus
1 2 3 4 5 7