Courses et pirateries méditerranéennes

8h45 : Accueil
9h00-9h15 : Introduction
9h15-10h00 : Cyrielle Landréa, EC UBS, « Un fils indigne de son père : Sex. Pompée et les accusations de piraterie »
10h00-10h45 : Eric Limousin, EC UBS, « Formes de la piraterie byzantine au XIIIe siècle en Mer Égée »

10h45-11h00 : Pause

11h00- 11h45 : Ana Struillou, chercheuse postdoctorale à l’Université de Zurich, « Toutes les merveilles du monde : Course, empires et globalisation en Méditerranée occidentale, fin XVe-milieu du XVIIe siècle »
11h45-12h30 : Léa Tavenne, EC UBS, « La course anglaise en Méditerranée par le prisme des naufrages dans le golfe du Lion. XVIIIe-XIXe s. »

Repas

14h-14h45 : Patrick Louvier, EC Université Paul Valéry Montpellier, « Les Alliés franco-britanniques de l’empire ottoman face à l’hypothèse de la course et de la piraterie russo-helléniques de la crise d’Orient aux premiers temps de la guerre de Crimée (1853-1854) »
14h45-15h30 : Jean-Baptiste Bruneau, EC UBS, « La Première guerre mondiale en Méditerranée : une guerre de pirates ? »

Vendredi 20 mars
Auditorium de la Maison de la Recherche
Université Bretagne Sud

Rencontre avec Mehdi Berriah

Mehdi Berriah est chercheur en islamologie et en histoire du monde musulman à l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo). Ses travaux portent sur l’histoire militaire et la furūsiyya, ainsi que sur l’histoire politique, sociale et intellectuelle du Proche-Orient musulman médiéval. Il s’intéresse également à la pensée et à la théologie musulmane, aux théorisations et aux doctrines du jihad, aux questions liées à l’épistémologie et aux paradigmes en islam, ainsi qu’à l’influence de figures médiévales sur l’islam contemporain, notamment Ibn Taymiyya.

Dans L’art de la guerre chez les Mamelouks, Mehdi Berriah fait la lumière sur les mécanismes autour desquels s’articulaient la conduite et la pratique de la guerre de l’armée mamelouke. Les Mamelouks en firent l’une des plus performantes du Proche-Orient médiéval aux XIIIe-XIVe siècles, ce qui leur a permis de repousser le triple danger (Mongols, Francs et Arméniens) qui menaçait les territoires du dār al-Islām au Proche-Orient. D’origine servile, provenant majoritairement des steppes eurasiatiques et du Caucase, les Mamelouks étaient recrutés avant tout pour la guerre. Celle-ci fut leur raison d’être, leur légitimité politico-religieuse provenant exclusivement de leurs exploits militaires. À partir d’un large corpus mêlant chroniques (arabes, latines, arméniennes et persanes), sources didactiques et travaux archéologiques, Mehdi Berriah offre le premier livre expliquant, avec détail, les succès militaires des Mamelouks bahrites sur différents fronts face à leurs trois principaux ennemis, et leur quasi-invincibilité sur terre, lesquels in fine permirent au sultanat de s’imposer comme la première puissance dans la région à la fin du VIIIe/XIVe siècle.

Le livre a obtenu le prix Verbruggen en mai 2025 : « We have long needed a book like this on the Mamluks. Berriah‘s approach is very scholarly, using a wide variety of sources, with a particular emphasis on Arab material. It is well organized so that readers can find their way around what is a very complex subject. The author deals very fairly with the work of other scholars, notably Ayalon and Amitai-Preiss, while expressing his own views with great clarity. This is a monumental work which will serve scholarship for many generations. »

La présentation de l’ouvrage aura lieu le vendredi 13 février à 14h, amphithéâtre de la Passerelle à Angers.
Discutant : Sami Benkherfallah (Université d’Angers, TEMOS)

Les sources des violences

L’idée de ce séminaire naît du développement parallèle de nombreux projets dans le laboratoire TEMOS pour retracer l’histoire des violences, en archivistique et en histoire, en vue de publications académiques, de l’enseignement, d’interventions dans les médias et d’expertises au sein de commissions d’enquête.

Le premier séminaire « Archives des violences » ouvre la discussion sur les méthodes que nous élaborons pour faire l’histoire des violences.

Il ouvre le dialogue entre histoire et archivistique autour de deux thèmes:
la lecture à distance de sources disciplinaires: comment faire entendre des voix étouffées dans des sources répressives, qui justifient le recours aux violences et les occultent ?
l’archivage des témoignages recueillis par l’enquête orale, selon des méthodes spécifiques, qui s’inventent actuellement pour les archives de la CIIVISE (Commission Indépendante sur l’Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants)

Le séminaire est ouvert au public.

La participation est possible en distanciel avec TEAMS, en écrivant 2-3 jours avant le séminaire pour obtenir le lien de réunion à marie.lezowski[arobase]univ-angers.fr

Méditerranées.

Programme de la journée « Méditerranées. »

8h45 : accueil
9h00-9h15 : Introduction
9h15-10h00 : Éric Limousin, MCF UBS, « Recrutement et carrière des administrateurs byzantins des îles de la mer Égée (IXe-XIe siècles) »
10h00-10h45 : Sébastien Thiry, Docteur, « Réflexions antiques sur la puissance maritime et l’insularité dans le monde grec »
10h45-11h00 : Pause
11h00- 11h45 : Audrey Vasselin, ATER UBS, « Cultes et paysage maritime : le cas des sanctuaires du cap Sounion en Attique (VIIIe-IV e siècle av. s. av. n. è.) »
11h45-12h30 : Lucie Galano, docteure, « L’histoire de Montpellier, au-delà de ses rivages : la ville au coeur des réseaux méditerranéens (XIIIe-XIXe siècles) »
Repas
14h-14h45 : Léa Tavenne, MCF UBS, « Cultures, commerces et diplomaties. Échanges méditerranéens à travers les naufrages (XVIIIe-XIXe siècles) »
14h45-15h30 : Jean-Baptiste Bruneau, MCF UBS, « Recruter des marins : les marins indigènes de Méditerranée (Algérie et Tunisie), 1855-1962 »
15h30- 16h15 : Patrick Louvier, MCF Université Paul-Valéry Montpellier, « Une histoire navale de la Méditerranée au XIXe siècle : les sociétés et territoires méditerranéens à l’âge de la première mondialisation au prisme des archives et des sources navales »

Séminaire organisé par Léa Tavenne et Dominique Frère
A l’Université Bretagne Sud , le Vendredi 7 mars 2025 (9h-17h), Amphi Cheval Marin, Paquebot, 4, rue Jean Zay

Séminaire Sea More Blue

Imaginaires et représentations des mers et des océans

Le séminaire de recherche transdisciplinaire Sea More Blue vise à accompagner le tournant bleu qui marque les humanités écologiques et l’écocritique de la dernière décennie. Il est consacré à l’étude des représentations, des imaginaires et des perceptions des mers, des océans et du littoral par le biais d’approches croisées. Sea More Blue s’intéresse au rôle de la littérature, des mythes, des arts et de différentes pratiques et expériences dans notre perception de l’Océan. Il œuvre à la constitution d’un corpus écopoétique multimédia susceptible de valoriser nos enchevêtrements avec les mondes marins et pallier nos lacunes perceptives quant au fonctionnement de ces écosystèmes qui nous restent largement inaccessibles. Sea More Blue explore autant les patrimoines culturels, les pratiques et les récits du passé que ceux émergeant aujourd’hui en conversation avec les mythes, la poésie et les sciences. Il encourage en outre des travaux de recherche-création et est en partie dédié à la médiation scientifique et culturelle. Il est co-porté par Béné Meillon (3 .LAM) et William Pillot (TEMOS).

Après-midi commune des projets Sea More Blue & HESIODE

 

Séminaire AFéMuse

Pourquoi un séminaire « Musées & Féminismes » ? 
Le séminaire prend naissance dans le projet de musée des féminismes à l’université d’Angers. Il s’agit de créer un espace d’échanges autour des pratiques muséales et des recherches sur les féminismes d’hier et d’aujourd’hui. Les séances visent à éclairer de multiples questions soulevées par les acquisitions, les expositions, les médiations, les formes de valorisation et d’institutionnalisation des féminismes dans les musées.

Inscription obligatoire pour recevoir le lien de connexion: cliquer ici (redirection vers un formulaire en ligne)

Les personnes inscrites recevront un message de connexion la veille du séminaire.

Séminaire MUSEA

En cette année des 20 ans de MUSEA, l’équipe éditoriale lance un nouveau rendez-vous. Le séminaire de MUSEA, animé par Christine Bard, a lieu en ligne chaque premier vendredi du mois de 12h30 à 14h:

Vendredi 4 octobre 2024
Véronique Mehl, maîtresse de conférences en histoire grecque à l’Université Bretagne Sud – TEMOS
« L’utérus, un organe d’homme? »

Vendredi 8 novembre 2024
Nathalie Richard, professeure d’histoire contemporaine à Le Mans Université – TEMOS
« Les amatrices en sciences »

Vendredi 6 décembre 2024
Yves Denéchère, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Angers – TEMOS
« Comme les rayons différés d’une étoile: photographies d’Eurasiennes « rapatriées » en France »

Inscription obligatoire pour recevoir le lien de connexion: cliquer ici (redirection vers un formulaire en ligne)

Les personnes inscrites recevront un message de connexion la veille du séminaire.

Objets, paraobjets, collections

L’histoire des savoirs face au patrimoine: une proposition par les «paraobjets» naturalistes

Si les historiennes et les historiens n’ont peut-être jamais autant réfléchi aux objets et à la matérialité des savoirs, le patrimoine savant actuel ne fait que très rarement partie de leur répertoire documentaire. C’est notamment le cas des collections naturalistes, qui posent autant des défis que des possibilités à l’histoire des savoirs. Dans ce séminaire, nous souhaiterions faire le point sur, et proposer au débat, la réflexion entamée lors de deux workshops (Paris, 2021 ; Bologne, 2022) autour de la notion de « paraobjets », lancée dans le cadre du projet Marie Skłodowska-Curie SCRIBSCIE (Scribal Science: Naturalists’ Paper Empire in France ca. 1660-1770, 2019–2022). Dans un projet à visée résolument expérimentale et collective, il s’agira d’interroger les dispositifs périphériques du patrimoine naturaliste, ces artefacts qui, sans être des spécimens, ont encadré leurs circulations dans l’espace et leurs significations changeantes dans le temps. Et, ce faisant, à penser, en historiennes et en historiens, les logiques de conservation et de patrimonialisation de ces collections—une condition préalable à leur mobilisation comme sources historiques.

Présentation de José Beltrán, Chargé de recherche CNRS,  UMR TEMOS

Pour la visioconférence, contacter Mireille Loirat

-> Jeudi 9 novembre, 14h30-17h

Lèpre et lépreux du Moyen Age

Programme

François-Olivier TOUATI
(EMAM-CNRS – Professeur d’histoire médiévale, Université de Tours)
De l’objurgation morale à l’étiologie : lèpre et infirmités dans le discours des Pères de l’Eglise et des canonistes, de saint Jérôme à Yves de Chartres.
Damien JEANNE
(Centre Michel-de-Boüard, CRAHAM – Docteur en histoire et archéologie des mondes médiévaux, Chargé d’enseignements, Université de Caen)
Distinguer entre lèpre et lèpre : les malades de la lèpre au risque de la société du Moyen Âge.
Johan PICOT
(Institut Ausonius – Docteur en histoire médiévale, historien-consultant)
La construction de la figure du lépreux à travers les sources du Tribunal de la Purge (XIVe-XVIe s.)

Séminaire organisé dans le cadre du programme ANR JCJC Fil_IAM Filiations, identité, altérité médiévales.