Créé en 2017, le Mois du genre est une manifestation imaginée par le programme de recherche GEDI (GEnre et DIscriminations sexistes et homophobes, coordonné par Christine Bard) et désormais portée par l’Université d’Angers (UA) et sa mission Égalité. Elle constitue la pierre angulaire des politiques « égalité » de l’UA.
Du 2 a
u 31 mars 2026, des événements sont proposés (conférences, ateliers, projections, spectacles…), gratuits et ouverts à toutes et à tous, permettant les échanges entre le grand public, les scientifiques et des artistes.
Cette 10e édition invite à réfléchir, éprouver, ressentir, la question du genre à travers une thématique puissante : l’amour. Un des rares mots de la langue française qui change de genre en passant du singulier au pluriel : un amour fou, des amours interdites !
Plusieurs membres de TEMOS contribueront à cette programmation riche et variée:
David Niget (animation)
Inconduites. Écoute du podcast « Mauvaises filles, des récits de soi »
Mercredi 11 mars (18h-20h30)
Laura Tatoueix (animation)
Au nom de « l’amour » : de la justification des violences de genre. Table ronde
Jeudi 12 mars
(18h-20h)
David Niget (animation)
Amours d’enfance, amours adolescentes. Table ronde
Lundi 16 mars (18h-20h)
Nahema Hanafi (animation)
Les Incels. Le masculinisme ou justifier la haine des femmes
Mardi 17 mars
(18h-19h15)
Christine Bard
Où en est le projet de Musée des féminismes ? Rencontre-atelier
Jeudi 19 mars (18h30-20h)
Marine Gilis
Raconter son premier amour. Atelier de collecte de témoignages
Mardi 24 mars (17h30-19h30)
William Pillot
L’Éros cosmique. Mythes, unions hybrides et politique dans la Grèce ancienne
Lundi 30 mars (18h30-20h)
Sami Benkherfallah (animation)
Genre, race et intimité : comprendre les inégalités amoureuses
Jeudi 26 mars 2026
(18h30-20 h)



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Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la «communauté» définie par la race et son «espace vital». Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.
