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Les dernières publications de nos chercheur.e.s.

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François Cassingena-Trévedy et Philippe Blaudeau

Abrégé de l'histoire des nestoriens et des eutychiens

Écrit par Libératus, diacre de Carthage, ce Breviarium traite en 24 chapitres des controverses christologiques en Orient, depuis la prédication de Nestorius jusqu’à la promulgation du 1er édit de Justinien contre les Trois Chapitres (428-544). Condensé original d’informations ecclésiastiques d’une richesse rare, ce récit, composé en latin sans doute peu avant 566, forme un objet historiographique plutôt insolite. Libératus ne semble pas toujours tenir la concision de l’« abrégé » pour une exigence première. Mieux, il paraît s’inspirer du modèle des Histoires ecclésiastiques, jusqu’à citer in extenso des documents majeurs, pour mieux saper, avec discrétion, les fondements de la politique impériale visant à condamner Théodore de Mopsueste et certains écrits de Théodoret de Cyr ou Ibas d’Édesse. Car l’oeuvre est partiale et même partisane : Libératus, lui-même impliqué directement dans la phase ultime du conflit, entend rendre justice à la conception strictement chalcédonienne des deux natures du Christ, en proposant une lecture alternative de l’héritage de Cyrille d’Alexandrie. Il témoigne ainsi d’une vision originale de l’Église qui ne se réduit pas à celle de Rome ou d’Alexandrie.

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Benoît Brouns (†), Jean-Michel Matz, Laurent Vallière

Répertoire prosopographique des évêques, dignitaires et chanoines des diocèses de France de 1200 à 1500. Tome 19 : Diocèse de Narbonne

La collection des Fasti Ecclesiae Gallicanae propose pour chaque diocèse de France un répertoire prosopographique des évêques, des dignitaires et des chanoines des chapitres cathédraux du XIIIe au XVe siècle. Le tome 19 qui vient de paraître sur le diocèse de Narbonne contient un ensemble de chapitres de présentation, variables d’un volume à l’autre en fonction des situations locales : une notice institutionnelle sur l’histoire du diocèse, du siège épiscopal et du chapitre de la cathédrale (commune à tous les volumes) ; une étude sur le quartier canonial à l’intérieur duquel devait vivre la communauté des chanoines ; une autre sur la cathédrale et la grande campagne de travaux qui l’a agrandie à l’époque gothique ; une dernière sur les nombreux palais et châteaux des archevêques dans la ville et le diocèse. Suivent les notices biographiques développées des vingt-deux prélats ayant occupé le siège archiépiscopal de Narbonne (dont le futur pape Clément IV), puis celles de plus de 530 dignitaires et de chanoines de la cathédrale Saint-Just identifiés pour la période considérée, issues d’une base de données informatisée (Éditions Brepols, décembre 2019, 503 pages).

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Couverture du livre "Dieu, César et les protestants
Edition critique établie par Céline Borello

Dieu, César et les protestants. Anthologie de discours pastoraux sur la "res publica" (1744-1848)

La prédication demeure un moment essentiel du culte protestant dans un but premier d’édification du croyant. Dans la France des XVIIIe et XIXe siècles, les pasteurs parlent à leurs fidèles que ce soit dans la clandestinité du Désert, durant la période mouvementée que représente la Révolution française, ou avec une liberté religieuse institutionnalisée par l’Empire napoléonien et maintenue par les Bourbons. Cependant, les orateurs protestants, du haut d’une chaire improvisée dans des lieux isolés ou, bien en vue dans un temple, s’éloignent parfois de sujets purement théologiques et, à la faveur de certains événements majeurs ou dans des circonstances nationales fortes, leurs sermons prennent une tonalité politique évidente. Cet ouvrage propose donc de découvrir seize prédications, en contextes religieux et politiques variés, qui apparaissent dès lors comme autant de jalons d’analyse des origines et fondements des rapports théorisés entre Dieu, César – c’est-à-dire le pouvoir temporel, du roi à la nation toute entière – et les huguenots suivant la péricope souvent mobilisée par les ministres : « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».

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Couverture de l'ouvrage La Parole de l'enfant au bénéfice de ses droits
Yves Denéchère (dir.)

La Parole de l’enfant au bénéfice de ses droits

L’objectif de cet ouvrage est de confronter les diverses formes de prise en compte de la parole de l’enfant avec la notion d’agentivité des enfants, c’est-à-dire – au-delà de leur expression – leur capacité à être des agents actifs de leur propre vie, à exercer un contrôle et une régulation de leurs actes. La notion d’intérêt de l’enfant se trouve ainsi au coeur du dialogue interdisciplinaire et des réflexions portées par les auteur.e.s de ce volume. Dans les différentes contributions, les enfants sont perçus comme des acteurs et non comme des êtres passifs, dépendants ou incomplets ; comme des membres à part entière de la société et pour ce qu’ils sont en tant qu’enfants aujourd’hui, et pas seulement pour ce qu’ils seront demain. Les différentes sciences sociales mobilisées (droit, science politique, linguistique, archivistique, sociologie, psychologie, sciences de l’éducation, géographie) abordent les questions de la parole des enfants selon des angles variés (apprentissages, genre, famille, justice, migrations, travail) et à différentes échelles (locales, nationales, transnationales), en privilégiant l’expérience quotidienne de ces derniers.

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Couverture du livre Schizophrènes au XXe siècle
Hervé Guillemain

Schizophrènes au XXe siècle

Inventée vers 1900, la schizophrénie est devenue en cent ans la plus grande pourvoyeuse d’hospitalisations psychiatriques. Un objet récurrent d’intérêt médiatique également. L’appellation, stigmatisante, semble d’ailleurs amenée à disparaître des classifications mondiales. L’historien Hervé Guillemain s’est plongé dans les dossiers de milliers de patients. Pour écrire non pas l’histoire de la schizophrénie mais bien celle des schizophrènes, ce nouveau sous-ensemble de population qui réunit, sous l’égide de la science et de la clinique, aussi bien des domestiques en difficulté que des migrants confrontés à la crise ou de jeunes adultes aspirant à l’émancipation. Pourquoi et comment une maladie mentale naît-elle, évolue-t-elle et meurt-elle ? À ces questions, l’auteur répond en écoutant la voix de ceux qui furent les sujets et l’objet d’un épisode phénoménal du XXe siècle. L'ouvrage est lauréat du Prix Prescrire 2019.

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Couverture de la revue Archives de sciences sociales des religions 2018/3 (n° 183)
Marie Lezowski et Laurent Tatarenko (dir.)

Façonner l'objet de dévotion chrétien. Fabrication, commerce et circulations XVIe-XIXe siècles

Archives de sciences sociales des religions 2018/3 (n° 183) Nous associons spontanément les objets de piété chrétiens au Moyen Âge ou à l’époque contemporaine, tandis que, entre l’artisanat médiéval et la production en série entreprise au xixe siècle, la piété moderne apparaît dominée par le dépouillement et la bascule vers l’image, telle qu’elle apparaît dans les grandes toiles d’un Philippe de Champaigne. Or il existe un autre versant de la religion moderne, matérialiste, non moins bricoleur que la piété médiévale, non moins kitsch et productif que l’industrie religieuse du xixe siècle. Le dossier qu’on va lire, issu d’un colloque organisé en 2016 à l’École française de Rome, expose cet aspect inattendu de la foi chrétienne moderne.

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Benoit Hubert et Martine Taroni (dir.)

Du Haut-Maine à la Sarthe 1481-1789, Archéologie d'une identité provinciale

La fin de la guerre de Cent Ans, la Renaissance, les Guerres de Religion, le Grand Siècle, les Lumières jusqu'à l'année de rupture 1789 constituent l'axe chronologique étudié par les vingt chercheurs de Le Mans Université réunis par Benoit Hubert et Martine Taroni, chercheurs associés à TEMOS (Temps, Mondes, Sociétés – CNRS FRE 2015). L'identité du territoire du Haut-Maine qui deviendra la Sarthe est au cœur du travail poursuivi. Synthèse d'une histoire, de comportements collectifs, d'un parler, d'une manière de communiquer avec les autres et de se percevoir, cette identité “douce et complexe” nous amène à aborder de nombreux thèmes qui éclairent des spécificités de notre territoire : l'agriculture, la religion, la justice, l'industrie, la société, les arts etc.

Côté tribunes Les supporters en France de la Belle Époque aux années 1930
Philippe Tétart (dir)

Côté tribunes. Les supporters en France de la Belle Époque aux années 1930

En France, de la Belle Époque aux années 1930, les supporters sont bien moins ordinaires qu’aujourd’hui. On les croise cependant, en nombre grandissant, dans les salles de boxe, les vélodromes, les stades de rugby et, surtout, de football. Ils s’y montrent passionnés, querelleurs, parfois vindicatifs lorsqu’ils pourchassent un adversaire, un arbitre – leur bouc émissaire préféré... Jusqu’à présent, on ne savait rien d’eux ou presque. Contrastant avec la littérature sociologique sur leurs actuels héritiers, leur histoire était une terra incognita sur laquelle les historiens réunis ici se sont aventurés, pour révéler la richesse de cette facette de l’histoire sociale et culturelle du sport. Ce faisant, ils éclairent d’un nouveau jour la généalogie des passions sportives contemporaines. Dans l’entre-deux-guerres, le supporter est en effet animé par un puissant esprit festif, régionaliste et patriotique. Il suscite aussi, déjà, de vifs débats sur les vices et les vertus de l’idolâtrie sportive. Bref, ce supporterisme à la française avait une histoire. Il fallait commencer à l’écrire. C’est chose faite.

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Études réunies par Isabelle Mathieu et Jean-Michel Matz

Formations et cultures des officiers et de l’entourage des princes dans les territoires angevins (milieu XIIIe-fin XVe siècle)

Dans le cadre du programme ANR Europange consacré aux «processus de rassemblements politiques : l’exemple de l’Europe angevine (XIIIe-XVe siècles)», le colloque qui s’est tenu à Angers en novembre 2015 s’est intéressé à la culture des officiers (centraux comme locaux) et de l’entourage des princes dans les territoires angevins, à leurs parcours universitaires et à leur formation intellectuelle au sens large. Outre le fait d’appréhender les composantes techniques et pragmatiques de l’apprentissage des officiers, les différentes interventions ont également dégagé des dynamiques mettant en lumière l’existence d’une culture administrative et/ou politique. Le présent ouvrage rend compte de ces échanges fructueux.

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Couverture du livre Prisonniers de guerre "indigènes"
Armelle Mabon

Prisonniers de guerre "indigènes". Visages oubliés de la France occupée

Après la débâcle de juin 1940, les combattants de l’armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l’Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des frontstalags répartis dans la France occupée. En avril 1941, près de 70 000 hommes sont internés dans vingt-deux frontstalags. Ces prisonniers nouent des contacts singuliers tant avec l’occupant qu’avec la population locale qui les réconforte, voire les aide à gagner les maquis ou la zone Sud. À la Libération, certains ont attendu très longtemps d’être rapatriés, tandis que le premier contingent arrivé en Afrique occidentale française a été massacré le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye, pour avoir osé réclamer les soldes de captivité.

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