Séance 2 du séminaire Hésiode

Cette séance sera l’occasion, sous la forme d’une table-ronde, d’ouvrir un dialogue interdisciplinaire sur la question des liens éventuels entre la vision de l’univers et les concepts scientifiques issus du monde grec ancien (métron, kosmos, etc.) et les pratiques scientifiques contemporaines dans les domaines de l’astrophysique et de la métrologie. Nous interrogerons notamment la question de la mesure du temps et de l’espace, à travers une réflexion sur les constantes fondamentales et les unités physiques.

Intervenants :

Pacôme DELVA, Maître de Conférences en astrophysique au laboratoire SYRTE (Observatoire de Paris-PSL, Sorbonne Université, CNRS, LNE).

Sébastien BASSU, Docteur en philosophie, Agrégé de philosophie, Post-Doc. à l’Institut d’Histoire de la Philosophie (Aix-Marseille Université), enseignant dans le secondaire.

 Cette séance pourra être suivie à distance via Teams par le lien suivant :

https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3a8f52c0aa12124ce6a6e7e754647705c0%40thread.tacv2/1636037464172?context=%7b%22Tid%22%3a%22ccbd4ee6-c847-429d-b947-a5cfdd04c963%22%2c%22Oid%22%3a%22ce815701-56c0-4948-835a-26942f9d6889%22%7d

Conférence de Johann Chapoutot

Johann Chapoutot, Professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, est spécialiste de l’histoire de l’Allemagne aux XIXe et XXe siècles, en particulier de la période nazie.
Parmi ses onze livres, l’on peut signaler sa thèse, Le National-socialisme et l’Antiquité (PUF, 2008), La Loi du sang. Penser et agir en nazi (Gallimard, 2014) et une nouvelle biographie d’Hitler en collaboration avec Christian Ingrao (PUF, 2018).

Le vendredi 9 avril 2021 (14h-16h), Johann Chapoutot nous présentera son dernier livre intitulé Libres d’obéir : le management, du nazisme à aujourd’hui (Gallimard, 2020):

Reinhard Höhn (1904-2000) est l’archétype de l’intellectuel technocrate au service du IIIe Reich. Juriste, il se distingue par la radicalité de ses réflexions sur la progressive disparition de l’État au profit de la «communauté» définie par la race et son «espace vital». Brillant fonctionnaire de la SS – il termine la guerre comme Oberführer (général) –, il nourrit la réflexion nazie sur l’adaptation des institutions au Grand Reich à venir – quelles structures et quelles réformes? Revenu à la vie civile, il crée bientôt à Bad Harzburg un institut de formation au management qui accueille au fil des décennies l’élite économique et patronale de la République fédérale : quelque 600 000 cadres issus des principales sociétés allemandes, sans compter 100 000 inscrits en formation à distance, y ont appris, grâce à ses séminaires et à ses nombreux manuels à succès, la gestion des hommes. Ou plus exactement l’organisation hiérarchique du travail par définition d’objectifs, le producteur, pour y parvenir, demeurant libre de choisir les moyens à appliquer. Ce qui fut très exactement la politique du Reich pour se réarmer, affamer les populations slaves des territoires de l’Est, exterminer les Juifs. Passé les années 1980, d’autres modèles prendront la relève (le japonais, par exemple, moins hiérarchisé). Mais le nazisme aura été un grand moment managérial et une des matrices du management moderne.

(4e de couverture)

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