Les travaux sur les sociétés contemporaines insistent sur le fait que la recomposition familiale a pris de l’ampleur ces dernières décennies, dans le contexte de montée de la divortialité et, plus globalement, de multiplication de ruptures d’unions, mariées ou non. Depuis longtemps, les historiens rappellent néanmoins que le phénomène était loin d’être inconnu ou marginal dans les sociétés du passé. Les mêmes ont démontré cependant que les origines en étaient passablement différentes, ne serait-ce qu’en raison du poids de la mortalité adulte qui brisait prématurément nombre de couples. Pour autant, se contenter d’opposer les veuvages d’hier et les divorces et séparations d’aujourd’hui relève d’une vision réductrice des situations passées et présentes, qui alimentent débats et critiques.
Il paraît plus que nécessaire d’aller au-delà de ce schématisme qui occulte la diversité des pratiques familiales actuelles et anciennes et brouille la compréhension des transformations historiques sur le long terme. C’est pourquoi la Société de Démographie Historique propose, lors de ce colloque, de réfléchir sur la notion de recomposition familiale et de l’éclairer sur un plan diachronique en l’envisageant dans ses multiples dimensions.

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