« L’arbre de Goethe » dans le camp de déportation de Buchenwald symbolise la permanence de la nature et de ce qu’elle peut représenter jusque dans les lieux les plus déshumanisés. Il est devenu l’un des emblèmes mémoriels du camp. Claude Lanzmann (disparu il y a quelques mois), a longuement donné à voir dans Shoah (1985) la nature qui, après la destruction de certains camps d’extermination par leurs constructeurs, a repris ses droits sur des terres ensanglantées. Les interventions de cette demi-journée interrogent le rapport des déporté.e.s avec la nature environnante. Le paysage, le climat, le végétal sont propices à des regards nouveaux sur l’écriture de la déportation par ceux qui l’ont endurée, qu’ils soient des écrivains reconnus ou des témoins qui ont été soucieux de laisser une trace.
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Angers
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